FALLING IN REVERSE / Fashionably Late (by François - 27/06/2013)

Hello les gens, c’est la première review que j’écris depuis environ… euh …plus de 10 ans…donc soyez compréhensifs, merci !
Aujourd’hui je vais donc vous parler du nouvel album de Falling In Reverse, Fashionably Late. Je peux pas parler de FIR (ça ira plus vite…) sans parler de Ronnie Radke, leader, chanteur, compositeur…FIR serait même plutôt « Ronnie et ses Musiciens » qu’un groupe à part entière mais bon, surkiffant ce gars - tellement too much que, que ce soit voulu ou pas, je ne peux qu’aimer- depuis le premier EP de son précédent groupe Escape The Fate (ETF, ça ira aussi plus vite…) ce n’est pas pour me déplaire.

J’ai toujours eu des gouts musicaux allant parfois du bruyant, du très pop, du bizarre au franchement douteux et Radke c’est un peu tout çà réuni(bon yaurait bien aussi la mégalomanie et le syndrome de toute-puissance, mais ça c’est autre chose) donc dès la première écoute du premier enregistrement d’ETF j’ai su que tant que Ronnie ferait de la musique, j’aimerai tout ce qu’il pourrait pondre(c’est aussi valable pour d’autres groupes, nettement moins douteux ceux-ci, , Bayside, Alkaline Trio, AFI, the Used, Senses Fail… encore que, the Used, parait qu’ils sont vilains, boo).
ETF sous Ronnie donc ( groupe dont il était le leader et fondateur et duquel il fut viré car emprisonné -Wikipedia sera votre ami pour les détails croustillants- et qui continue depuis 2008 de jouer sous le même nom mais avec un autre chanteur, groupe pas dégueu au passage, zauraient juste dû changer de nom d’après moi, enfin bref je m’égare) c’était globalement des parties lourdes, des plans de guitares et de batterie évoquant le métal (si un vrai métaleux lit ça je suis mort), une alternance de chant clean et crade (et quand je dis crade c’est parfois bien crade), un coté pop et singalong prononcé surtout dans les refrains, et des gros breakdowns bien puissants et jouissifs(je m’emporte, désolé…).

FIR(groupe que Radke crée à sa sortie de prison) reprend grosso modo la même formule, en accentuant encore plus toutes les spécificité décrites juste au-dessus, soit encore plus bourrin quand c’est lourd, et encore plus pop dans les parties plus soft. La majeure partie du premier album, The Drug In You Is Me, très bon album au passage, se résumant à une séance de psychanalyse ou on lui aurait demandé de décrire tout ce qu’il pense et ressent au sujet de ses anciens petits camarades d’ETF qui l’ont kicked-out quand il était au plus bas, en gros il est pas content le gars et il crache son venin, sa bile, sa haine, ou tout ce que vous voulez/pouvez cracher d’autre pendant 30 minutes.

On en vient maintenant à Fashionably Late, nouvel album, je sais, ce fut long…
Alors en tant que quasi groupie de Ronnie, et je précise que je n’ai pas honte de vous l’avouer, après tout on a tous nos guilty pleasures, j’attendais évidemment avidement le successeur d’un premier LP qui avait tourné des mois dans la voiture, sur le pc, dans le mp3…ma première réaction à l’écoute du premier extrait de l’album, ALONE, fut plus proche de Hum que de Waouh, je fus comment dire, partagé, confus, déçu, outré, et en même temps presque honteux de déjà chantonner la chanson au bout de la deuxième écoute, j’ai envie de dire, écoutez le morceau et vous verrez. Bon, je vais quand même essayer de décrire çà au mieux, alors on trouve pêle-mêle, intro électro-techno-dance pas loin d’être digne de « La Plus Grande Discothèque du Monde Volume x» (les plus vieux comprendront ) une ligne électronique présente sur toute la chanson, un chant clean rappé alterné avec des cris bien crades, des gros beats pendant les parties rappées qui seraient à n’en pas douter du meilleur effet dans une R19 tunée sur le parking de Shopi un jeudi soir pluvieux à Bousbecque , un refrain imparable comme souvent (qui a dit toujours ??) qui « grows on you » et pénètre le cerveau sans que vous ayez le temps de vous en rendre compte et la pièce du boucher, un break légendaire, instantanément classique(je suis ironique) à 2’45, à base de gros riffs, d’auto-tune poussé à la limite du ridicule ( Cher, Madonna, Mike Rugg, prenez garde à vous), le pire étant que si on aime le « concept », le groupe, l’album, le bonhomme, on finit par accepter ce break des plus douteux et à le chanter, dans la voiture, ou ailleurs.

J’attendais donc avec encore plus d’envie (anxiété, inquiétude, ça marche aussi) un second extrait pour me faire une meilleure idée de ce que donnerait l’album, arriva donc quelque jours après Alone, la chanson éponyme du futur cd, là c’est du classique FIR mais dans la version pop(il y a toujours eu ce genre de chansons dans les précédents ETF/FIR) avec un rythme plus lent et bien marqué par la batterie, uniquement du chant clean agrémenté de cœurs, de Hey, et de Nanana Nanana Nanana Na, un refrain simple, pas d’électro, juste quelques légères touches de piano(synthé) dans le refrain. Du bon, du classique, du rassurant, ouf…
Le dernier extrait avant la sortie de l’album entier fut Born To Lead, entrée lente avec cœurs et piano en fond sonore puis ça démarre, rythme rapide dans les couplets, guitares Iron Maidenienne(remplacez par un autre groupe 80’s si vous preferez, ça me dérange pas), grosse voix, voix clean, refrain plus lent, imparable, again, solo dantesque à 2’30, faut aimer je vous l’accorde, mais je le trouve vraiment bon et utile à la chanson ce qui est loin d’être toujours le cas avec les solos, gros breakdown en sortie de solo, très lourd, très metalcore et on bascule sur un dernier couplet/refrain speed. Super chanson !
En résumé une chanson étrange, une classique pop bonne et une classique plus speed excellente.

Arrive donc l’album(je tiens à remercier Spotify, Deezer et Youtube, sans eux je ne serai pas là ici ce soir, devant vous), alors ça commence fort de chez fort avec Champion, j’ai ressenti dès les premières secondes comme une grosseur dans mon pantalon, je me suis demandé ce que c’était car cela ne m’était plus arrivé depuis mes douze ans et une histoire de monokini à la plage, enfin bref, là n’est pas le propos, j’avais donc l’impression hyper agréable d’entendre un morceau du premier EP d’ETF mais avec une meilleure production, E-N-O-R-M-E ! Lourd, rapide, la voix inimitable de Ronnie, aussi bien en version dirty que clean, des guitares ciselées, un pré-refrain magique et un refrain instant-singalong, bon la raideur retomba rapidement sous le niveau de la mer au moment de déflorer le break rappé de cette première chanson(2’12), c’est inattendu, ça arrive comme çà, sans savoir d’où çà sort, c’est pas forcément heureux à première écoute, çà s’ enchaine avec un breakdown sonnant metalcore, bien lourd.
On passe à la 2, Bad Girls Club, là franchement, Dieu sait que j’aime les groupes à synthé, mais trop c’est trop, je trouve cette chanson inécoutable et pourtant j’ai essayé, quand je veux écouter un groupe à synthé kitsch, j’ai des cd de Reggie and the Full Effect, MERDE ! La chanson est vraiment trop mielleuse, trop pop, si vous survivez à la chanson, le break « Claps+ Cheerleaders gang-vocals» risque bien de vous achever. C’est une chanson que je trouverai certainement fun et sympa venant d’un autre groupe mais pas là, impossible, j’y arrive pas.

Cette immondice s’enchaine sur Rolling Stone, un des meilleurs titres si ce n’est le meilleur de l’album, un résumé du groupe, de Ronnie, un morceau exagéré, vulgaire, outrancier, too-much, trop ceci trop cela pour ne pas avoir été composé délibérément et c’est là que réside probablement l’intérêt de la chanson et de l’album de mon point de vue, point de vue partagé par un célèbre ou soon to be triathlète qui a souhaité garder l’anonymat, nous l’appellerons donc M.D, je cite « en fait ça fait tellement caricatural par moment que ça en est jouissif .» En gros,c’est une chanson métallique, lourde, avec un refrain ultra catchy, un chant dirty exagérément dirty, une partie rappée/électro/auto-tuned encore plus improbable que celle d’Alone mais qui au final se révèle vraiment de bonne qualité, des cœurs, et tout ça en 3’53. La chanson est vraiment à tester, si vous aimez, essayez le reste.

Je vais arrêter là avec le track by track, le reste de l’album suit le modèle des premières chansons, du lourd (#9 avec break electro improbable et solo de folie, #13 très speed, dispo sur la version Deluxe), du plus léger(#8 avec ses sons de console de jeu 8 Bit, #10, #14 dispo sur la Deluxe qui me fait penser à une chanson de Chunk ! No, Captain Chunk !), du plus calme (#7, #11), un remix écoutable de Rolling Stone (#15) et Drifter (#12), la dernière chanson de l’album en version normale, un OVNI Country-Pop si ce genre existe mais qui se révèle une excellente song au final. Ronnie dans ETF/FIR a toujours su placer un super titre pour clore les albums( The Day I left the Womb, The Westerner et maintenant Drifter, tous trois des titres personnels assez rassurants car nous permettant d’ entrevoir que Ronnie n’est peut-être pas que ce petit crétin prétentieux ultra looké, hypra marketisé doté d’un égo surdimensionné qu’il essaye et arrive à nous vendre depuis qu’il a débarqué dans la scene en 2005)
En résumé un album qui ne laissera personne indifférent, à tester pour vous faire votre opinion, opinion qui ne sera pas neutre je pense, soit vous détesterez(pour beaucoup je pense) soit vous adorerez.

Titres de Fashionably Late à écouter pour vous faire une idée si vous avez pas envie de tout écouter d’un bloc :
-Champion
-Rolling Stone
-Alone
-Born To Lead
-It’s over when it’s over
-Drifter

Autres super titres de FIR/ETF à écouter matin/midi/soir au cours des repas, ou pas, avec Ronnie au chant :
-There’s no sympathy for the dead (classique)
- The Guillotine (dantesque)
-The Ransom (classique)
-The webs we weave (classique)
-My apocalypse (dantesque)
-The day I left the womb (enorme)
-Raised by wolves (classique)
-Sink or swim (dantesque)
-Goodbye Graceful (dantesque)
-The Westerner (enorme)

Guys, bonne écoute, enjoy, take care and be curious !


Date de sortie : 21/05/2013
A écouter : Champion, Rolling Stone, Drifter
Si vous aimez : Escape The Fate
Site web : http://www.fallinginreverse.com/