La Chanson du Mardi #66 (by Sarah - 20/09/2016)

Attendre Son homme parti en mer, voilà l’histoire d’une amante en quête de son marin, racontée par Sophy-Ann Pudwell. La compositrice, parolière et interprète, aidée par Paul Péchenart nous livre sa première chanson dans sa carrière solo.
 

 

Il est tout autant difficile d’écrire les premiers mots d’une chanson que de patienter le retour de l’être aimé. Les secondes, les heures, les jours peuvent passer à une lenteur mais lorsque l’être qu’on aime revient, ou les mots aussi, tout s’arrête. C’est à ce moment là que le temps doit inverser ses aiguilles pour rattraper tout le temps perdu de l’absence. Rien n’est plus horrible que de se quitter sans savoir si un jour on se reverra, on le souhaite, on le souhaite tous. Toute l’incertitude des retrouvailles fait que l’amour pour l’autre grandit. 

 

Quitter son marin, savoir qu’il vogue, ne rien connaître de son quotidien mais l’attendre...chaque jour, sur le bord de la berge, regarder les bateaux, penser à son amour, le voir dans le brouillard, l’attendre, avoir le coeur qui bat la chamade, voir l’équipage, l'apercevoir et lui, là en face, qui n’a aucune émotion… mais merde, du con ! Je t’ai attendu tous les jours, pourquoi j’ai pas ton sourire ? 

Ha oui, c’est vrai, tu stresses, j’oubliais, ha oui tu veux m’offrir un bijou des contrés lointaines… bon d’accord, je ne suis pas vénale mais je te pardonne mon amour, mon marin, mon amant, mon Eldoraldo. Il n’y a que toi que j’aime et que j’aimerais, malgré toutes les épreuves c’est dans la houle de ton ardeur que je veux me blottir, mon aimé. 

Je suis cette personne dévouée, cette sirène qui t’appelle au loin, pour te guider dans les bonnes eaux du monde, mon amour, c’est par ces mots que je te dédie cette chanson. 

 

Sophy-Ann sait comment parler des mots qu’on n’ose pas toujours dire à ceux qu’on aime. Sophy-Ann, écris nous tes rêves, tes contes, tes vicissitudes de vie. Ta douce voix ferait passer les sirènes pour des casseroles, le bruit des vagues remplacerait par celui de ton violon. Continue, douce ondine, continue.