Interview de Farewell in Vegas (by Lo - 23/02/2017)

Bonjour les gars ! Merci de répondre aux questions de Ma femme écoute de la merde. Tout d'abord, comment vous est venue l’envie de fonder votre groupe Farewell in Vegas ?

(Théo) On est resté pendant quelques mois sans « réels » projets musicaux. L’envie de nous relancer dans une aventure musicale, et surtout de groupe, était bien trop grande pour ne rien faire. Les débuts se sont faits tout seuls, on se connaissait déjà de notre précédent projet, travailler ensemble était pour nous quelque chose de naturel et d’évident !

(Jia) Avec Théo depuis la fin de notre précèdent projet de groupe on ne s’est jamais quittés et on s’est même essayé à différents styles avant de revenir vers le rock qui est au final ce qu’on sait faire de mieux ensemble à l’heure actuelle. On a beaucoup appris de ces différentes expériences musicales, on est des musiciens très ouverts et on aime découvrir de nouvelles sonorités, travailler le son, voir de quoi on est capables, et c’est bien pour ça qu’aujourd’hui on revient plus forts avec tout le recul acquis pendant des mois à expérimenter diverses sonorités. Naturellement, Arnaud est venu se greffer au projet, c’est également un ami depuis des années maintenant et c’est ce qu’on pouvait imaginer de mieux à la place de batteur pour ce groupe.

Théo, Jia et Arnaud, vous aviez, avant de fonder Farewell in Vegas, un premier groupe de metal Moulin Rouge et ceux qui vous suivent depuis vos début ont également connu The Betrayer’s Judgement . Travailler de nouveau ensemble c’était une évidence ? (Entre nous, une corvée ou un gros kiff ?)

(Théo) Travailler ensemble c’est plus qu’une évidence. C’est plus qu’un kiff, c’est normal pour nous. Si c’était une corvée de travailler avec ces gars là je ne pense pas qu’un projet abouti à ce point aurait pu voir le jour. On se complète musicalement, c’est pour nous la chose la plus importante pour faire marcher un groupe, on est tous au même niveau et on le sait. L’humain passe avant la musique, c’est ce qu’on a toujours voulu et c’est ce qu’on voudra toujours.

(Jia) C’est bien plus qu’une évidence, c’était naturel. Les gens n’imaginent pas toujours à quel point c’est dur de trouver des membres pour créer un groupe solide et stable. Etre en phase musicalement et humainement c’est un véritable problème lorsque l’on veut entretenir un projet sérieux. Avec Théo et Arnaud je sais que le problème ne se pose pas, tout simplement. Ils font partie de la famille, c’est comme ça.

Comment définiriez-vous votre groupe aux gens qui vous découvrent ? Farewell in Vegas qu’est-ce que c’est ? J’ai eu l’occasion d’écouter votre nouveau single « Zelda » qui est très pro. Vous sentez vous plus matures que dans vos précédents groupes ?

(Théo) Farewell In Vegas c’est la musique de Jia, Théo et Arnaud, difficile à définir… (rires) Je pense que Farewell In Vegas c’est la musique qu’on aime et qu’on a toujours voulu faire. Sans aucun doute plus mature que nos précédents projets, Farewell In Vegas c’est un projet qui nous ressemble. On ne cherche pas à être les mecs les plus techniques ou les plus « metal », on veut juste faire une musique qui nous plaît, on veut prendre du plaisir à écouter, jouer et faire découvrir notre projet. Un tournant, je ne sais pas, un renouveau, c’est certain !

(Jia) Farewell c’est Nous, nos influences, notre vécu, nos histoires… On fait ce que l’on veut, on a la totale liberté et ça n’a pas de prix. La vraie force de ce groupe c’est d’être en phase humainement et musicalement. On est des amis avant tout et on a beaucoup de points communs. De plus lorsqu’il s’agit de composer, chacun apporte sa pierre à l’édifice. Personne n’est « mis de côté » (rires), chaque idée est la bienvenue ! Et au final le résultat nous satisfait, et c’est ça le plus important.

J’ai d’ailleurs pu voir que vous recherchiez un guitariste : que diriez-vous aux guitaristes qui lisent cet article pour qu’ils aient envie de vous rejoindre, qui sait, peut-être que Ma femme écoute de la merde peut contribuer à vous trouver un nouveau membre !

(Théo) Tout d’abord je leur dirais d’écouter notre premier morceau, « Zelda » (disponible le 26 Février sur YouTube ndlr). Si l’envie de partager une expérience humaine et musicale les intéressent, ils seront les bienvenus ! On est ouvert à tout, comme tu as dû le comprendre le plus important pour nous est l’humain, on ne veut pas juste être des « potes de musique », avec les ambitions qu’on a c’est impossible, il faut, je pense, un minimum d’entente pour pouvoir partager une scène, une tournée et tout ce qui va avec. Vous pouvez nous contacter sur notre page Facebook si ça vous tente !

Votre nouvel EP sort prochainement ; l’enregistrement c’était plutôt ambiance studieuse autour d’un bureau crayon à la main ou davantage une bonne bande de potes autour d’une table le tout accompagné de bières ?

(Théo) On sait faire la part des choses, on peut très bien passer une soirée à parler de projets autour d’une bière, mais quand vient le moment de travailler plus sérieusement se présente, on sait faire sans. (rires)

(Jia) On est pas du genre à faire les rock stars à composer avec la bouteille de whisky pour combler un manque d’inspiration et au final ne pas être objectif sur ce qu’on produit. Pour nous c’est détente, blabla et sérieux quand il le faut.

« Zelda » est le premier single de ce nouvel EP « Serenades » ; les membres de Farewell in Vegas sont plutôt fans de jeux vidéo ou plutôt grands romantiques ?

(Théo) Pour être franc, tous les morceaux de l’EP ont pour titre une figure féminine de la pop culture. On a tous grandi avec ces personnages qui incarnent la femme forte, c’est un peu notre façon de leur rendre hommage.

(Jia) Pour ma part, gros fan de jeux vidéo, notamment de retro gaming et grand romantique. Les femmes ont évidemment une place énorme dans nos vies. Un grand nombre de mes précédents textes parlent d’amour sous ses différentes formes et parler aux femmes en musique c’est pour moi une manière de mettre des mots sur certains maux plus aisément.

Beaucoup de vos « designs » sont d’inspiration japonaise tandis que le titre de votre groupe et vos paroles sont en anglais : le rock alternatif français, très peu pour vous ?

(Théo) Le Rock Alternatif Français très peu pour nous ? On est le Rock Alternatif Français ! (rires) Je pense que l’Anglais est une langue plus mélodieuse que le Français, c’est aussi simple que ça. Pour nos visuels on a voulu rester dans le thème de nos morceaux, les visuels Japonais, en plus de nous plaire, reflètent l’univers dans lequel l’EP « Serenades » baigne. On fait faire un bond en arrière de 30 ans à la pop culture actuelle. C’est pour nous bien plus qu’un simple projet musical, c’est tout l’univers qu’on a créé autour qui nous rend encore plus fiers de ce qu’on a pu produire.

(Jia) J’aime jouer avec les sonorités de la langue Française en écrivant de la poésie, mais quand il s’agit de faire chanter les mots en musique je suis plus à l’aise avec l’Anglais. De plus les Etats-Unis, qui est un pays anglophone, me fascine ainsi que sa culture musicale.

Tokyo c’est une destination qui vous attire ? Certaines courtes vidéos que vous avez laissées sur votre page facebook sont pleines de couleurs fluos/flash, rappelant les couleurs de Tokyo : un délire à la Enter the void ça vous fait rêver ?

(Théo) Bien sûr que Tokyo est une destination qui nous fait rêver, je pense que c’est une destination qui fait rêver beaucoup de personnes de notre génération. On en revient à la pop culture, les jeunes de notre âge ont tous grandi avec les jeux vidéo, avec les mangas… C’est cool que tu fasses le rapprochement entre les couleurs qu’on appuie beaucoup et le visuel Japonais. Tout comme les noms de femmes, on a une couleur attribuée à chaque morceau de notre EP, et chaque couleur à un lien avec la femme en question, on a rien laissé au hasard ! Un délire à la Enter The Void nous intéresse, oui, je pense même qu’il y a un rapport entre la composition de l’EP et Enter The Void… (rires)

(Jia) Enter The Void ? OUI ! Gaspard Noé est un de mes réalisateurs préférés ! Ce mec est un génie. Sinon oui, on aime le fluo, les flashs, les néons… Que dire de plus ? On kiff cet univers retro néon 80’s. D’ailleurs on kiff également la synthwave new retro wave, écouter des artistes qui font de la musique des années 80 en 2017 c’est juste énorme. Je vous invite d’ailleurs à écouter Gunship, c’est un de nos groupes préférés de ce genre !

En plus de ces influences culturelles vous avez des influences musicales j’imagine ?

(Théo) Des influences à proprement parlé je ne sais pas trop… On aime la musique, vraiment, on aime la musique dans son intégralité. Je pense que c’est notre passé de musiciens qui a forgé nos influences, nos rêves d’enfant et nos premiers CD achetés font qu’on arrive à produire un projet comme celui-ci aujourd’hui. Beaucoup d’artistes ont influencé nos vies de musiciens, mais on a voulu faire notre musique à nous et surtout pas un énième album d’un énième dérivé d’un style musical. (Jia) Certainement la question la plus dure… (rires) Il y en a tellement ! Je suis éclectique à un point ou ça va être dur de vous donner une réponse complète sinon on en a pour la journée ! Principalement Michael Jackson, c’est mon Dieu, et personne à l’heure actuelle ne l’a encore égalé. Sinon en termes de rock/metal je dirais Deftones, Linkin Park, Slipknot… Bref, toutes la scène neo metal/rock avec laquelle j’ai grandi. A côté de ça je peux passer d’un album de metal à Kaaris, Jamiroquai, Lady Gaga ou encore Fatal Bazooka ! (rires) Je passe du coq à l’âne en une fraction de seconde, en fonction de mon humeur, c’est aussi simple que ça ! Aussi vrai qu’il y ait un médicament pour chaque mal, il y a un style pour chaque humeur !

Un concert réussi pour vous qu’est-ce que c’est ? Des fans qui sortent leurs téléphones à chaque chanson pour les 10 secondes de leurs story snapchat, une foule intenable au rythme de pogos endiablés… ? J’accepte les petites anecdotes de vos concerts !

(Théo) Un concert réussi c’est un concert où le public ressort de la salle en étant content de sa soirée. Si les personnes aiment bouger en concert, je les encourage à le faire autant que j’encourage les gens à filmer un concert pour une story Snapchat. Il n’y a pas d’interdiction ou d’obligation pour nous, à partir du moment où chacun respecte les autres les gens font ce qu’ils ont envie de faire. Le plus important est que les gens se déplacent en concert, c’est déjà assez rare de nos jours, on ne peut pas se permettre de critiquer certaines personnes qui ont eu l’envie de se déplacer, on ne peut que les en remercier.

(Jia) Pour moi, tu as réussi un concert lorsque tu as réussi à rendre heureux les gens, tout simplement. Que tu les transportes ailleurs, qu’ils ne pensent plus à leur quotidien, à leur problèmes l’espace d’une soirée. Rien ne nous fait plus plaisir que de transmettre ce sentiment de bien-être car la musique est une thérapie et la vivre en concert décuple ses effets bienfaisants lorsque l’on passe un bon moment.

Ou les lecteurs de Ma femme écoute de la merde peuvent-ils vous suivre ? Ou mieux, vous retrouver sur scène !

(Théo) On est vraiment actif sur notre page Facebook « Farewell In Vegas », rien ne nous fait plus plaisir que de communiquer avec les gens qui nous suivent, à travers nos postes, leurs commentaires ou leurs messages privés on essaye de vraiment créer une relation de proximité entre le groupe et ceux qui nous soutiennent. C’est vraiment important pour nous. On espère monter très vite sur scène, c’est aussi pour ça qu’on recherche activement un guitariste !

Quelles sont vos attentes pour l’avenir du groupe ? Vos projets concrets et vos rêves les plus fous, dites-nous tout !

(Théo) Dans un premier temps on veut sortir notre EP « Serenades » pour attaquer la suite. On espère qu’il va faire un minimum parler de nous ! Comme on te l’a dit on veut aussi très vite monter sur scène, c’est quelque chose qui nous manque beaucoup. Pour le futur on espère faire encore mieux, un projet encore plus solide, de nombreuses dates, des tournées… On est ouvert à toutes propositions !

(Jia) Sortir l’EP, faire des concerts, composer toujours et encore, passer des bons moments que ce soit en repet’ ou sur scène, partager notre énergie avec un maximum de personnes et pour la suite, qui vivra verra !

Un dernier petit mot peut-être ?

(Farewell in Vegas) "Merci 1000 fois à Ma femme écoute de la merde pour cette interview, et rendez-vous le 26 Février pour la sortie de notre premier single « Zelda » ! A très vite !

Petit rappel: Les guitaristes ? Farewell in Vegas vous attend ! Alors n'hésitez plus! https://www.facebook.com/farewellinvegas/?hc_ref=SEARCH

ou encore farewellinvegas@gmail.com "(Farewell in Vegas)