L'extase des oreilles scatophiles  Heureusement qu'ils sont là  Ils parlent de ma femme  Tu savais a chŽrie ? Non ?  Ca, ma femme doit pas conna”tre
3 jours au Hellfest ! (by Sarah Chipo - 11/07/2018)

Les trois jours au festival de l’enfer, pas si infernal que ça.


Donc avec « Ma femme écoute de la merde », site musical de qualité, nous avons eu la chance d’aller commenter les nouveautés scéniques des groupes cultes pendant trois jours.


Pour moi, l’autrice de cet article, c‘était ma première fois et j’étais consentante d’aller à Clisson.

Amatrice surtout de punk plus que de métal, je savais déjà que plusieurs scènes du festival seraient avant tout des découvertes mais je savais aussi que les classiques seraient présents dans cet endroit. C’est quand même pas rien, pour tout amateur·rice de musique de savoir que les sons de l’enfance, de l’adolescence et de la maturité musicale seraient tous réunis dans un seul et même lieu.


Petite programmation dans la poche, crème solaire sur le pif et baskets ultra tendance aux petons, nous voilà fin prêtes pour s’enjailler dans la faune bretonne.


Une fois la voiture garée, merci les vignobles, on commence par du lourd : Converge. Ca a beau crier et être doté d’un son au top de son acoustique, j’ai vite été plus attirée par les fameux « dessoiffeurs », un bien beau concept. Difficile de s’imaginer que ces personnes arrivent à tenir avec un rythme et un poids pareil ; en bonne âme, j’ai eu recours à leurs services régulièrement pour les aider à décharger le poids sur leur dos.


Bon, le vendredi était, sur mon programme, le jour le plus important. En gros je commençais par le plus lourd. Directement après Converge, j’ai couru (enfin j’ai cherché la bonne direction) pour la Warzone, genre l’endroit où je devais être absolument pour ce jour là : punk on a dit !


Bon j’arrive pour Burning Heads, les fameux, genre ceux que j’avais déjà vu mais que j’aime toujours autant revoir. Et là, je commence à réaliser quelque chose : toute la réputation de ce festival se confirme ; c’est grand, c’est ultra dense en population, mais c’est comme une grande et grosse famille. Bon dieu, quelle joie !


Non vraiment, c’était bien, la bonne ambiance, l’ancienne époque avec que des gens de ce temps passé, haaa le bon vieux temps mon p’tit gars, hein ?!

Et puis y’avait eux, ceux que j’adorais quand j’étais ado, dont je surchargeais de photos mon skyblog à coup de «il est trop beau », « leur dernier clip est trop drôle » oui, je parle des Unco. Ha punaise qu’est ce que j’en attendais d’eux et puis ben en fait j’ai attendu. Malgré un départ plutôt en speed comme j’aime et bien c’est vite retombé. Comme un peu le gâteau trop beau à ton anniv’ mais qui a pas si bon goût. Là c’était pareil. Un peu déçue mais j’étais contente aussi.


Après mon amie en grande fan a voulu qu’on aille voir Johnny, ben oui quoi, Johnny, le fameux. Alors on y est allée. Par quoi commencer ? Déjà le groupe, Hollywood Vampires. C’est l’histoire de potes tous issus de la musique, tous connus aussi. Alors curieuse je voulais voir ce que ça donne, mon amie voulait voir Johnny, chacune sa motivation. Vu que c’est des têtes d’affiche à eux seuls, c’est évident qu’il y avait de la foule. Après sans aucune méchanceté, c’est vraiment le groupe de potes qui font des reprises, sans vraiment de prétention. Un peu comme une fête de la musique mais en bien joué, faut se l’avouer. Alice Cooper je l’ai trouvé aussi plutôt défraichi, après sur wikipédzouille j’ai lu qu’il avait 70 piges, j’ai changé d’avis, il est cool Alice ! Johnny, ben je l’ai vu voilà. Mon amie lui a fait « coucou » j’espère qu’il l’a vue.


Tiens on est le soir, sens de l’ellipse, et y’avait Bad Religion. Haaaaaaaaa, moi je les aime bien, voire beaucoup, et puis ça fait une paire de fois qu’on se croise eux et moi en festival. Ils sont super, vraiment, toujours la même pêche, la même hargne, les mêmes tubes les mêmes « youhou » et autres coeurs. Aucun regret c’était bien.


Et pour finir j’ai vu à nouveau les Rise Against, j’aime bien ce qu’ils font et ça faisait longtemps que je ne les avais pas vu. j’étais contente. Par contre un peu déçue car j’étais postée à un endroit où y’avait du vomis, j’avais de la place mais c’était pas si bien que ça. Je prends note pour de futurs concerts * ne jamais se mettre où y’a un trou, c’est mauvais signe*.


On est allée dormir et le lendemain on est revenues.


Le matin on est allée dans Nantes, on a visité les Machines de l’Île. C’était prévu sur notre programme, la musique c’est bien mais on est aussi de grandes cultivées alors on cultive notre cul-ture. On a vu des machines donc, on a beaucoup rigolé, et mon amie est montée sur une machine. On est de vraies aventurières. Je ne ferai pas un point culture, vous avez des sites qui l’expliqueront mieux, nous on écoute de la merde et c’est déjà pas mal.


Après notre incartade muséale on est allée sur le site de l’enfer. Ce jour là j’avais pas grand-chose de prévu, je savais que je voulais voir Limp Bizkit, Deftones, Pleymo et Arkona. On remarque ici une programmation d’ado qui essaie de s’ouvrir au pagan, et c’est un peu ça.


Alors j’ai mis mes plus belles chaussettes, histoire de faire west-coast, en même temps en Loire Atlantique on est sur la côte ouest de la France.


Bon Pleymo, je ne les avais jamais vu, j’étais contente car j’aimais beaucoup le groupe à l’époque de la Team Nowhere, et donc j’avais quelques années dans le nez mais le coeur aussi fragile qu’une ado en marge, que je fus/suis. j’étais contente de remuer mes semelles.


Limp Bizkit c’était un peu la même chose, j’étais contente, ça m’a rappelais que j’aimais pas trop le hip-hop sauf sur certaines chansons. Au début quand j’ai vu Fredouille, je me suis dis que l’alcool + l’argent + le bob camouflage ça n’aide pas à bien évoluer et puis en fait c’était un peu un préjugé. On le sait tous tes que les préjugés c’est pas bien, non non !


De ce fait c’était un bien bon retour en arrière.


A oui, Deftones, bon moi je n’ai jamais trop accroché, alors j’en dirai pas plus mais les gens autour de moi étaient contents. Alors je pense que le concert était bien. Tiens j’ai rencontré un garçon, enfin il ne m’a pas parlé durant le concert mais il m’a dit qu’il voulait bien me revoir le lendemain. Voilà je voulais glisser une anecdote un peu érotique. Spoil : on ne s’est pas revu.


Ha oui, le samedi c’était vraiment un retour aux années 2000 y’avait aussi Body Count, coucou Ice-T !


Le festival a voulu donner une thématique, clairement c’est une très bonne idée. Merci la prog’. Ceci est le condensé pour le retour en arrière ou comme dirait Chino : le « Back to school » (? chanson qu’il n’a pas chanté !


Passons à Arkona, moi j’aime beaucoup, parce que c’est un truc un peu changeant, parce que c’était le début de l’été et que le groupe est très couvert par des tenues traditionnelles et que le son c’est un peu la fête mais d’il y a longtemps, très longtemps. Alors j’ai plané, sans drogue. J’ai profité de cet interlude estival. Et puis à la fin dans un moment de démence, j’ai osé avec des compères de fortune, une queueleuleue. C’était sur ma To-Do-List du Hellfest !


Bon j’ai vu d’autres groupes, c’était bien mais pas assez pour en écrire plus.


On est là, dernier jour, le midi avec mon amie on a mangé des lasagnes chez sa sœur, c’était bon.


Ensuite on est allée pour notre dernier jour sur le festival. Le merch était principalement vide, ben zuuut si j’avais su, je serais venue plus tôt.


Bon sinon, je suis arrivée pile avant les Bronx, ce groupe est cool, je les avais déjà vu et donc je voulais les revoir ce qui est logique. Après c’est sans surprise, c’est pêchu, c’est speed, c’est carré, c’est les Bronx. Si on aime le garage, le punk-rock et un peu le stoner, ben tu aimeras.


Ensuite en attendant le groupe que je voulais voir j’ai trainé histoire de découvrir un peu des sons que je ne connais pas et puis sortir de ma zone de confort. C’est à ce moment que je découvre : Batushka. Alors sans cautionner la violence d’une quelconque manière qu’elle puisse être, Batushka c’est quand même un peu la tarte dans la fig(ue)ure. C’est le genre de groupe totalement hypnotisant. Au loin t’entends du black metal – vous ai-je parlé de mon amour du punk ?- bon tu vois les écrans géants et tu découvres une cérémonie orthodoxe revisitée. t’as pas envie de prier, certes, mais t’as pas envie de partir. Genre le mélange chants grégoriens et black métal comme ça, nature peinture… oops icône. C’est le genre de groupe dont tu ne ressors pas du set dans le même état que lorsque t’es arrivé. s’il vous plait, allez voir sur you-tube comment c’est un concert et au mieux allez les voir.


Ensuite, comme c’était pas loin et qu’on m’avait dit que c’était bien, on est allée voir Baroness. A la dernière minute, le site du Hellfest mentionne l’absence du batteur, bon ça a calmé tout le monde le concert acoustique. Enchainer le black-métal orthodoxe pour un concert acoustique, c’est la magie des festivals.


En tant que bonne journaliste, j’ai trainé, encore, par contre, ma mémoire me fait défaut, j’ai oublié les noms. Il ne faut pas nous en vouloir, la programmation est extrêmement complète et diverse.


Du coup je finis pour le dernier groupe : Iron Maiden.


Encore une fois, c’est pour l’amour du classique que j’assiste au concert. Connaissant peu le groupe, oui bon, je peux vous trouver du manele en son, et ne pas connaître les classiques… comme quoi, bref !


Non mais, on en parle de cet opéra ? Clairement l’équipe technique, le·a·s scénographe·s et tout le personnel qu’il faut pour réaliser un concert de cette envergure, incroyable. Déjà le concert commence par un avion qui sort du décor ! Non mais ! Un avion ! Un avion !


Bon après y’a des chorégraphies, un vrai spectacle. Eddie présent comme il se doit, habillé, très grand et prêt à user de son épée pour combattre M. Dickinson. La thématique était exclusivement basée sur la guerre, avec quelques phrases en français, histoire de montrer qu’ils savent taper la causette en bon polyglottes. Après je ne vous parlerais pas des tubes du groupe, je ne les connais pas. Oui j’avoue avoir quelques lacunes sur la scène métal, mais j’essaie, vraiment. Si vous m’aviez vu taper le bout de gras avec les festivaliers vous auriez vu toute ma curiosité face à cet univers musicale dont je suis ressortie beaucoup moins néophyte.


Malheureusement, nous avons dû partir après ce concert, c’était l’heure pour nous de reprendre la route… Mais j’étais très contente d’être venue, c’était la première fois pour moi que je mettais les pieds à ce festival et je voulais au moins le faire une fois dans ma vie, chose faite !


Tout ce que j’avais entendu sur cet endroit s’est avéré être vrai. Heureusement que j’en entendais du positif. Malgré le fait que l’endroit est immense et que sur trois jours j’ai du faire mon quota de pas pour plusieurs semaines, qu’au début il faut limite un plan pour se repérer parmi les différentes scènes et que surtout c’est archi blindé de monde ; J’avais jamais vu ça auparavant !


Nonobstant cette très grande frénésie, je me suis amuséE. Volontairement j’ai aussi mis un -E d’accord, car je suis l’auteurE de cet article et mon amie et moi avions fait un constat assez important. Être une fille dans ce festival, évidemment que nous ne parlerons pas en l’honneur de toutes les personnes assimilées au genre féminin mais de notre point de vue ce festival est très gentillet avec les différentes approches que nous avions eu. Pour ma part, clairement j’ai toujours eu la demande au préalable pour qu’on me fasse la bise ou me demander un renseignement. Exemple, le garçon qui m’a demandé si j’étais là le lendemain. Pareil on m’a demandé si on pouvait me faire la bise. Je n’ai eu aucun geste déplacé ou de proposition indiscrète et/ou lourde. Mon amie a eu quelques réflexions mais sans insistance. N’oublions pas que cet endroit regroupe plus de 100 000 personnes, sur le lot ce qu’on vous écrit doit être de l’ordre de 2 voire 3 personnes… c’est à l’échelle de ce festival extrêmement peu à l’inverse du même ratio dans une rue !


Cette expérience est aussi énormément relayée via plusieurs témoignages, non pas que des agressions et des violences n’existent pas, j’en suis malheureusement certaine mais je pense que dire et confirmer qu’en tant que fille je n’ai eu aucun souci est aussi important !


C’est sur ce dernier point que je vais clôturer cet article. En terminant par d’énormes remerciements, déjà à mon amie qui m’a donnée l'opportunité d’aller au Hellfest, de m’avoir concocté un super programme et pour la confiance qu’elle me donne à chaque année de notre amitié mais aussi à l’équipe du Hellfest pour tout le travail et la gentillesse qu’on a pu vivre sur ces 3 jours. En espérant vous revoir en 2019. MERCI.