UNCOMMONMENFROMMARS / Easy Cure (by Matt - 18/11/2012)

Quand j'ai reçu le nouveau disque des Uncos, je me suis dit qu'il serait de bon ton de leur rendre hommage. Attention, pour ceux qui seraient en train de flipper en me lisant : non ils ne sont pas morts ! C'est juste que, faut être honnête, depuis Scars are Reminder, j'avais pas pris beaucoup le temps de les écouter et leurs derniers efforts étaient restés lettres mortes en ce qui me concerne. Mais, en me penchant sur leur nouveau disque Easy Cure, j'ai bien été obligé de me dire que j'avais certainement dû râter un truc en route. Pourquoi leur rendre hommage alors ? Ben juste parce quand on regarde un peu derrière nous, disons depuis le milieu des années 90, ils font sans aucun doute possible partie des éléments majeurs de la scène punk française (on pourrait citer aussi les Burning Heads, Guerilla Poubelle,...). J'ai d'ailleurs essayé de voir ce que pouvait en dire Wikipedia. Mais bon faut être clair, cet article c'est de la merde.

Bref, je m'éloigne, je disgresse et je ne vous ai encore rien dit sur ce disque. Commençons par le commencement : l'atwork. Ce digipack est une réussite : sobre et classe. Et la musique alors ? Eh bien cet album est une bonne synthèse de ce que font les Uncommonmenfrommars depuis leurs débuts (il y a maintenant 15 ans !!!) : du punk rock à roulette teinté West Coast avec des variations personnelles sur le thème et des sonorités parfois en marge du style principal. Bref les Uncos quoi. Si vous les avez écouté depuis toutes ces années vous ne serez pas surpris parce que vous allez entendre : ça continue à jouer aussi vite, à placer des choeurs aussi précis en soutien d'un chant qu'on ne présente plus, et ça s'agrémente toujours de mélodies sympas.

Dans le détail, qu'est-ce que j'ai retenu ? L'album démarre sur des bases élevées avec deux morceaux très californiens. L'intro du premier "Skateboarding hurts more when you're over 30" est en quelque sorte l'intro de cet album. Elle dure assez longtemps (plus de 30 secondes) et suivi par un morceau qui place tout les élément d'un morceau des Uncos : rythmique carrée, mélodies, choeurs, chant entrainant,... Ca commence fort. On se laisse alors entrainer vers la suite sans difficulté (même si je suis moins fan de "Guess What?") jusqu'au point culminant de cet album pour moi.

En effet, 2 titres se détachent pour moi : "You remind me the kids I used to hate at school" et "Half Burning Cigarette Butts". Le premier reprend musicalement les forces des tous premiers morceaux de l'abum on s'y attardera donc pas. Mais ce qui fait la différence sur ce titre c'est vraiment le refrain (que vous devriez d'ailleurs reprendre en choeur lors de leurs prochains concerts). Le second est pour moi leur plus grande réussite sur cet album : superbes mélodies, une ligne de basse excellement bien placée, un chant exceptionel sur ce morceau avec un refrain qui met vraiment en avant les différentes voix du groupe et des choeurs toujours aussi insiprés.

Difficile alors de se remettre d'une telle claque ? Oui. Mais ils ont eu l'intelligence de partir sur un morceau qui sonne plus intimiste avec la voix de Jim en lead. "Blue Pill" permet alors de faire la transition avec la fin de l'album qui nous laisse encore son lot de (bonnes) surprises : les mélodies accrocheuses du plus pop "I had way too much fun" et le très improbable "Jim got in a fight with Bryan Molko" (bon on est d'accord, Jim l'aurait démoli non ?).

Bon rassurez-vous les morceaux dont je ne parle pas ne sont pas à jeter. Mais si je continue je vais me répéter ;-)

Ah et je vous ai dit qui avait produit le disque ? Non ?!? Ah ben vous chercherez ça vous fera pas de mal ^^


Date de sortie : 06/11/2012
A écouter : Half Burning Cigarette Butts, Your remind me the kids...
Si vous aimez : leurs anciens albums, Good Riddance
Site web : http://uncommonmenfrommars.bandcamp.com/