LIVE REPORT : Dropkick Murphys (by Matt - 14/02/2013)

Au début du mois, avec Juliette on est allé faire un tour à Paris. Non pas de shopping pour nous (vous avez déjà vu le quartier de la Villette en même temps ?), on est JUSTE allé faire un tour au Zenith de Paris. Au menu du soir : Frank Turner, Didier Wampas (ah bon ?) et... Les Dropkick Murphys ! Rien de bien surprenant donc à ce que les rangers, les kilts et les crètes soient de sortie (tout comme les drapeaux irlandais d'ailleurs).

Début du concert à 19h30 pétante, un grand mec tout sec débarque seul au milieu de la scène avec sa guitare. Début de set A Capella, voix rauque et bien en place, Frank Turner impressionne dès les premières secondes. Je connaissais le bonhomme que de réputation et via un ou deux titres entendus sur le net. Soyons clairs, je me suis pris une bonne claque dès la première heure du concert. Les titres sont entrainants, bien écrits, c'est bon tant musicalement qu'au niveau du chant. Bref du tout bon. On peut ajouter à cela qu'on pourrait presque écrire un article entier sur les Sleeping Souls (son backing band) et en particulier sur le guitariste et le bassiste. Ils sont tous les 2 à fond dedans à leur façon : le guitariste est un peu le "roi" de la danse et le bassiste est juste... inexplicable. Cerise sur le gâteau : Frank Turner est hyper communicatif. En bon anglais... il a parlé au public en français tout le concert. Il discute, il harrangue, il fait participer. Bref le chauffeur de salle idéal associé à un indéniable talent.

On en arrive au moment que j'appréhendais le plus : Didier Wampas !!! Euh... Comment dire... Didier Wampas c'est un peu les BB Brune avec au moins 20 ans de plus. La musique est banale (pour ne pas dire pire), les musiciens ont l'air de se faire chier, le chant est inaudible (en même temps il sait chanter ?), et les paroles sont (enfin quand il y a des paroles), d'une niaiserie sans nom. Bref c'est nul à chier (désolé je peux pas dire autre chose). Ca fait bizarre d'être à un concert, de voir un mec qui est connu en France (il a eu du succès quand même) et de regarder le public autour de soi afficher la même mine totalement abasourdie et blasée de voir ce... truc. Ouais ouais je peux même pas parler de prestation scénique tellement l'attitude du bonhomme est détestable. C'est vrai quoi, l'attitude punk de Didier Wampas est à peu près aussi crédible que ma grand-mère sur un skateboard. Ben lui il y croit dur comme fer, il retourne les retours de ces zicos (quel respect) pour grimper dessus, il balance son micro tel une rockstar sur le déclin (j'ai pas parlé de Johnny...), il balance une caisse de matos dans la fosse... Bref à croire qu'il sait pas quoi faire pour rendre intéressant un set totalement... inutile.

On arrive enfin au moment tant attendu par la foule présente au Zenith. Ce n'était pas plein mais pas loin. Le truc rigolo avec les Dropkick c'est que ça brasse un public très très large : des jeunes étudiants, des vieux punks à crète, des vieux tout court à lunettes et pull à carreau qui connaissent toutes les chansons, des papas avec leur gamin de 10 ans (qui connait aussi toutes les chansons). Bref c'est varié, c'est très mixé, mais tout le monde vient pour la même chose ! Et d'ailleurs, comme à l'acoutumée résonne très vite le fameau "Let's Go Murphys !". les lumières s'éteignent et on lâche les fauves ! Comme attendu le set commence par The Boys Are Back qui met tout de suite le feu à la salle. Ça saute de partout dans la fosse, le public reprend en choeur. Le show va être... chaud ! Par la suite le groupe alterne entre morceaux du dernier album (Burn, The Battle Rages On, Prisonner's song, Rose Tattoo, Johnny Collins' Wake) et des tubes plus anciens repris par le public (Going Out in Style, Johhny I hardly Knew Ya, Your Spirit's Alive, Field of Athenry, Citizen CIA, A Few Good Men, Forever, The Gang's All Here). Bref pas de temps mort, un dynamisme contagieux, un set bien équilibré entre tradition celtique et punk enragé de la première heure du groupe. On en redemande ! Pour finir en beauté, le combo de Boston se lance dans un Shipping Up to Boston avec le public debout dans toute la salle (oui il y a des gradins au Zenith). Dès la dernière note, le public les réclame à nouveau. Les "Let's Go Murphys !" reprennent et il ne faut pas longtemps pour que le groupe revienne sur scène. Défilent alors 4 titres à la vitesse de l'éclair. Ils profitent de jouer un End of The Night de situation pour faire monter leurs fans féminines sur scène. Ca devient rapidement un joyeux bordel. Surtout que le groupe décide de terminer la soirée sur un TNT... explosif (oui c'était facile).

Bref un bon concert, porté par les groupes anglophones il y a pas à dire. J'ai perso hâte de revoir Frank Turner au Groezrock. Quant à Didier Wampas, s'il pouvait arrêter sa carrière...